Carnaval annulé par crainte d'inondation du Puisoir
ORBE - La place de fête risquant de se retrouver sous l’eau, le comité a décidé, hier, de laisser tomber la 26eédition de la manifestation.
Le comité du Carnaval d’Orbe a sillonné les fêtes similaires de la région avec un char, prêt à faire la nique à l’hiver. Ironie du sort, ce sont les conséquences des intempéries hivernales qui chassent cet événement du calendrier 2009.
En effet, les risques d’inondation du Puisoir sont considérables. Le bureau d’ingénieurs mandaté par le canton pour évaluer les dangers dus aux chutes d’arbres dans la rivière, intervenues le 31 décembres estime que, en cas de crue, les eaux pourraient envahir l’aire de détente dans un laps de temps très court. En raison des travaux de déblaiement et de sécurisation des berges, la menace planera sur Orbe pendant deux mois environ. Pour parer au danger, une cellule de crise a été formée. Elle rassemble la commune, la police municipale, les services de l’Etat concernés et la protection civile.
Face à ces considérations, la Municipalité a préféré interdire l’installation des forains sur la place de fête. «Evacuer des footballeurs dans l’urgence, cela peut se faire très rapidement. En revanche, démonter des manèges et quitter les lieux demande du temps», explique Paul Gremion, le greffe municipal.
Pour sa part, le comité du carnaval a décidé d’annuler la manifestation. «Je suis partagé entre tristesse et soulagement. Je suis triste de voir nos efforts d’organisation anéantis. Mais en tant que pompier, je suis soulagé de ne pas être stressé par la peur d’un accident durant tout le week-end», commente Stéphane Peaux, président du carnaval.
Avant de prendre sa décision, le comité a examiné toutes les possibilités qui s’offraient à lui pour maintenir la manifestation. La renvoyer d’une ou deux semaines ne changeait rien, puisque la durée estimée de la menace est de deux mois. Transférer la fête à la place du Château? Cela n’était guère possible en trois jours. Le site n’est pas en permanence équipé d’installations électriques et sanitaires. De plus, louer une tente pour dresser une cantine dans un délai si court relève du miracle.
L’annulation de la manifestation a également des répercussions financières. Le président a contacté l’assureur de la société pour voir comment financer les dédites des contrats rompus.
Pierre Blanchard | 26.03.2009
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